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COLLECTIF EUROPEEN POUR LA PROTECTION DES LEVRIERS

Collectif d'orgnisations consacrées à la protection des Galgos et autres Lévriers en Europe

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Annexe 2 De l'instrument de chasse à l'animal de compagnie

GALGO, L’INSTRUMENT DE CHASSE HORS DE PRIX

UNE ECONOMIE SOUTERRAINE FLORISSANTE DANS UN PAYS EN CRISE

L’Espagne a été considérée, à juste titre, comme le pays européen le plus cruel à l’égard des animaux, non seulement en raison de son attachement à la tradition tauromachique, mais aussi en raison de l’insensibilité de la population aux souffrances infligées aux animaux lors des fêtes villageoises par exemple qui impliques torture et mort des animaux dans la liesse générale. Ensemble qui rejaillit sur la manière dont sont traités tous les animaux. Les enfants sont partie prenante de ces cruels et sanglants spectacles.

Pourtant, certaines notions de la législation « autonomique » mentionnées plus haut dépassent celle de protection de l’animal. La notion de « défense de l’animal »

sous-tend l’idée que l’animal a des droits à défendre…

Pourtant, le Galgo continue d’être supplicié par plusieurs dizaines de milliers chaque année. Pourquoi ?

Des dispositions obsolètes du code civil, des communautés autonomes qui sont prises en défaut d’application des lois et des suivis d’enquêtes, le manque d’une législation nationale adaptée à l’animal « être sensible » et non plus à l’animal « bien meuble », malgré les directives européennes axées sur une protection intensifiée, le respect auquel a droit l’animal est loin d’être une réalité. En 2012, l’Espagne reste, sans conteste possible, le pays européen le plus cruel à l’égard des animaux. Le Galgo, instrument de chasse que l’on tue ou jette dès qu’il commence à s’user, en est l’exemple le plus criant.

LE GALGO, ANIMAL DE COMPAGNIE

Un animal de compagnie est un animal depuis longtemps proche de l’homme qui l’a domestiqué et qui le protège en échange de sa présence et des liens qu’ils ont créés et qui profite aussi de ses qualités (attachement, beauté, talents (oiseaux chanteurs, pigeons voyageurs).

Le Galgo illustre bien cette définition. Pourtant, dès sa naissance, il est un bien meuble et ses supplices commencent. Après avoir servi l’homme, s’il a résisté jusque là, à 3 ou 4 ans il ne mérite plus de vivre même s’il a enrichi son propriétaire et gagné le droit d’être enchaîné dans un bunker de béton armé. Ce qu’il subit en Espagne est insupportable pour les citoyens européens informés de cette situation, avec pour conséquence de décrédibiliser l’image de l’Europe dans son ensemble.

Pourtant, là encore, les notions des législations « autonomiques » évoluent. La loi de la communauté autonome des Asturies du 23 décembre 2002 fait état « de la sensibilité croissante de la société pour le respect, la protection et la défense de tous les êtres vivants en général, et des animaux plus proches des personnes en particulier » en évoquant clairement la notion d’animaux plus proches des personnes ».

Les associations aimeraient obtenir un changement de statut du galgo en animal de compagnie. Mais cela ferait-il une différence dans l’environnement qui est le sien où la cruauté s’exerce encore en toute impunité ? Même la législation européenne à ce jour n’est pas à même de l’obtenir, encore moins d’intervenir, manquant des organes adéquats pour sa mise en application. Pour preuve les réponses obtenues par les questions écrites de Madame Isabelle DURANT en Décembre 2010 et de Madame Kartika Tamara LIOTARD en Octobre 2011.

IL EST IMPERATIF QUE L’EUROPE SUPERVISE ET OBTIENNE L’APPLICATION DES PRINCIPES DE LA LEGISLATION EUROPEENNE EN Espagne.

Le statut du galgo doit nous emmener à réfléchir sur la condition des autres animaux domestiques dans tous les pays où ils sont assimilés à des « BIENS MEUBLES » et jouissent par extension non pas de la protection de l’homme mais de sa cruauté. Egalement sur le sort des « instruments de chasse » que sont les chiens dits « de chasse », ou « courants » et sur le sort des « instruments de course » que sont les lévriers, greyhounds et autres, autres que les galgos, dans certains pays d’Europe.

Tout autant BIEN MEUBLE QU’INSTRUMENT DE CHASSE, quel que soit son statut, dans les faits, le galgo est jeté dès qu’il est défaillant ou usé (dès l’âge de 2 ou 3 ans). Le système économique qui s’est construit autour de lui a été parfois assimilé à un système mafieux par la presse espagnole elle-même. Plus l’ « instrument » a de la valeur, plus sa vie devient un enfer, jusqu’à être enfermé enchaîné dans un bunker ! Une économie souterraine mais bien réelle existe, avec des galgos dont le prix atteint 50.000 euros dans un pays en grave crise que l’Europe finance aujourd’hui.

Dans sa réponse à Madame LIOTARD, Monsieur DALLI au nom de la Commission Européenne répondait :

In November 2010, the Council of the European Union called the Commission to perform studies on the welfare of dogs and cats(1). The issue of the welfare of dogs is being discussed in the context of the ongoing preparation of a communication on a 2011-2015 EU strategy for the protection and welfare of animals. Possible actions for the protection of dogs with due regard to the principles of conferral and subsidiarity as laid down in the EU treaties might be considered.

Pourquoi le PRINCIPE DE SUBSIDIARITE tel qu’énoncé dans les traits européens ne s’applique-t-il pas à l’Espagne de la non protection animale ?

L’économie souterraine qui entretient le martyre des galgos va-t-elle être, dans la crise que traverse l’Espagne, entretenue par les fonds européens ?

Ou au contraire la crise que traverse l’Espagne va-t-elle être un argument sérieux pour que soit débusqués les systèmes abusifs, secteurs qui, si mis sous contrôle, seront un apport parmi d’autres à la résolution des crises, autant morales qu’économiques ? A quel moment le PRINCIPE DE SUBSIDIARITE a-t-il le devoir de s’appliquer ?

Quelles actions possibles pour la protection des chiens donc des galgos ont-elles été mises en place depuis la réponse de Monsieur DALLI qui datait de Novembre 2011 ?

Quelles interventions concrètes sont-elles possibles de la part de la Commission Européenne pour que le sort des Galgos qui scandalise des millions de citoyens européens soit enfin traité avec humanité et respect grâce à la législation existant en Europe ?

Joëlle PELLEGRIN OLDENBOURG

GALGOS ETHIQUE EUROPE

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